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Monday, June 22, 2009

Source de la vidéo : Neteco

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posted by Amine at 7:18 AM | 1 comments
Wednesday, June 10, 2009
Non, je ne vais pas m'attarder sur le sujet, sur les accusations tardives de VGE concernant le financement par Omar Bongo de la campagne de Jacques Chirac en 1981. C'est possible, mais non prouvé. Bref.
Inutile de parler d'Omar Bongo, il est parti, respect pour les morts disent certains, j'y souscris.
Mais en regardant Canalplus hier, je tombe sur l'émission du Grand Journal du 08 Juin (lundi passé). Sur le plateau, aux côtés de Lefebvre, De Sarnez et Moscovivi, il y avait Eva Joly.
J'admire ce petit bout de femme, à la voix basse et frèle, à la silhouette singulière, mais face à laquelle tout le monde fait silence pour savourer son verbe, son franc-parler et son pragmatisme. Jamais de langue de bois. Une trempe de politiciens dont le paysage politique français fait cruellement défaut.
Elle tenait à s'exprimer sur Omar Bongo, Michel Denisot lui en laissé l'occcasion. Retranscription de ses propos:

"C'était un président qui n'avait pas le souci de ses citoyens comme centre principal dans de sa vie.
Il a été mis en place par Foccart en 66 après avoir travaillé dans nos services secrets. Il a bien servi les intérêts de la France et des hommes politiques français.
C'est un PIB égal au Portugal, ils construisent 5 km de routes par an, ils ont le taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde.
La manne pétrolière ne leur a pas profité. Elle a profité à nous.
La France a une grande dette envers le Gabon pour avoir maintenu au pouvoir pendant toutes ces années monsieur Bongo qui nous a donné aussi accés aux négotiations de l'OPEC (=OPEP)".

Chapeau bien bas Madame Joly.

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posted by Amine at 2:52 PM | 1 comments
Saturday, May 16, 2009
 
posted by Amine at 2:13 PM | 0 comments
Friday, May 08, 2009

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posted by Amine at 10:51 AM | 1 comments
Wednesday, February 04, 2009
 
posted by Amine at 4:43 PM | 1 comments
Wednesday, November 19, 2008


A l’initiative du Consul de France à Barcelone, Pascal Brice, se tenait lundi soir à l’Institut Français de Barcelone une excellente, vraiment excellente conférence sur le thème des « Relations Europe/Etats-Unis ». A un moment très particulier de notre ère, en plein crise financière, en pleine crise économique, où la France préside le Conseil de l’Europe, où le rideau tombe sur Georges W. Bush et son administration, où se lève l’aube d’un espoir avec l’arrivée de Barack Obama (qu’il convient de nuancer et d’observer avec beaucoup de scepticisme, mais j’y reviendrai dans un autre post).
Pascal Brice avait convié plusieurs intervenants de qualité :
- Pascal Hector, sous Directeur du Ministère des Affaires Etrangères Allemand, en charge des questions budgétaires européennes. Brillant.
- Le Consul des Etats-Unis à Barcelone, Todd Robinson, à l’humour souvent décapant (« Pourquoi Bush a accepté de tenir le G20 ? « Well, he did not have have much of a choice » dit-il avec un grand sourire… « and at the end, Whashignton DC is more in Chicago these days, isn’t it ? »)
- Nicholas Hopton, du ministère des affaires étrangères du Royaume Uni, Gordon Brown addicted, doté d’un excellent sens de l’humour bien britannique et d’une perspicacité économique de qualité
- Renaldo Mändmets, Estonien, membre de la Commission Europénne et ancien haut cadre du ministère Estonien des Finances (c’était néanmoins le seul à être totalement à côté de la plaque sur pratiquement tout ce qu’il disait)
- Anna Terrón, ancienne Euro-députée Catalane (donc avant tout Espagnole, n’en déplaise à certains.. pas grave, moi aussi je vous aime Catalans !)
Le débat sur la crise actuelle fut plus qu’enrichissant.
Mais une remarque, parfaitement bien formulée par le modérateur du débat, Pascal Brice lui-même, m’a particulièrement plu. Je le cite, en substance seulement, car je ne prétendrai pas avoir mémorisé les termes exacts de ses dires :
« J’aimerai, si vous le permettez, ajouter une chose, qui n’engage que moi. Nous venons de tourner enfin, oui enfin, la page de la méfiance des européens à l’égard de leur monnaie. Car si vous alliez demander il y a encore quelque mois dans les rues de Barcelone, de Paris, de Berlin, à des passants ce qu’ils pensaient de l’Euro, ce que cela représentait pour eux, ils auraient répondu souvent à l’unisson : la hausse des prix ! Or cette page est enfin tournée, car avec cette crise que nous sommes en train de vivre, sans précédent, en tout cas certainement pas depuis que l’Euro existe, hé bien avec cette crise, les européens réalisent enfin que l’Euro est un formidable rempart, une force majeure leur permettant de résister avec force face à la crise. Et c’est ce pour quoi l’Euro existe justement. Car imaginez-vous un seul instant l’implosion qui serait arrivée dans certains pays européens, et l’effet domino que cela aurait pu avoir dans la région ? »

C’est très juste Monsieur le Consul.

Ce à quoi ce dernier s’est tourné vers l’invité anglais suscité :
« Nick, cela suscite une question naturelle : la Grande-Bretagne va-t-elle enfin rejoindre la zone Euro ? ».

Très bonne soirée. Ça me manquait.

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posted by Amine at 12:10 PM | 2 comments
Friday, November 14, 2008
Paris (dpa) - French President Nicolas Sarkozy convinced Russian Prime Minister Vladimir Putin not to attack the Georgian capital Tbilisi and overthrow Georgian President Mikheil Saakashvili this summer, the weekly Le Nouvel Observateur reported on Thursday. Citing Sarkozy's foreign policy advisor, Jean-David Levitte, the
magazine said that the incident occurred at the Kremlin on August 12, when Sarkozy - as president of the European Union - was trying to negotiate an end to the Russia-Georgia conflict.
Sarkozy reportedly knew of the Russian plans because the French secret services had intercepted messages by Russian military leaders advising their generals to push the troops all the way to Tbilisi.


Facing Putin and Russian President Dmitry Medvedev, Sarkozy reportedly said, ``You can not do that. The world will not accept it.''
Putin's reply was typically brusque, the magazine said. ``I will hang Saakashvili by the balls,'' he told Sarkozy. ``Hang him?'' the French president said.
``Why not?'' Putin replied. ``The Americans hung Saddam Hussein.''
``Yes,'' responded Sarkozy. ``But do you want to end up like (US President George W) Bush?''
That supposedly gave Putin pause, and he finally said, ``You have a point there.''
According to the magazine, that exchange apparently saved Saakashvili's head.
The Georgian president was scheduled to meet Sarkozy later Thursday in Paris, just ahead of Friday's Russia-EU summit in the southern French city of Nice.

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posted by Amine at 12:06 PM | 0 comments
Sunday, May 25, 2008
Bien amusante analyse du New York Times qui rebondit sur différents articles publiés dans l'hexagone sur l'obsession des français pour Nicolas Sarkozy, dont une livraison très originale du psychiatre Serge Hafez.

The French feel an intimacy with him as someone like them, but they also want a semi-royal president to represent the country.

“So there was this slight misalignment between this man they identify with and this expectation they have of the president, any president. Then couple this with too much money, or too many visible signs of it, which relates to the funny relationship the French have with money.”

Ça se passe ici.

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posted by Amine at 11:09 PM | 1 comments
Monday, April 14, 2008

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posted by Amine at 6:32 AM | 0 comments
Friday, March 14, 2008
François Léotard s'exprimant au sujet de Nicolas Sarkozy:
"Je demande a Nicolas Sarkozy un peu de retenue et de faire passer son ego apres les règles de la décence. L'exhibition permanente porte un nom : la vulgarité".
Et paf!
(merci Nico pour le forward)

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posted by Amine at 7:57 AM | 1 comments
Sunday, March 09, 2008
Quand je pense qu'on a pourri la vie de CLinton pour un cigare...

Nicolas Sarkozy a le droit d'avoir les amis qu'il veut, voyages dans les yachts et les jets de qui il veut, partager son lit avec qui il veut, on s'en fout, c'est sa vie privée, même s'il la met en scène, on s'en fout tant que cela ne vient pas entraver son impartialité de président et que ses décisions ne sont pas guidées par des collusions quelconques avec la sphère économique privée.

Or là, Le Monde et d'autres publications confirment ce que tout le monde susurrait, la suppression de la publicité sur les chaînes publique est une décision éhontée servant les intérêts de son ami Martin Bouygues. On le savait, certes, mais cet avantage pour TF1 aparraissait comme effet corollaire de la décision du président. Or là on apprend qu'au contraire, cette décision procède d'un livre blanc remis par TF1 à l'élysée quelques semaines avant l'annonce du président.
C'est ici.

Mais comme on ne sait jamais, Nicolas pourrait fait supprimer cela des colonnes du Monde, alors... copy/paste.

"TF1 avait plaidé fin 2007 auprès des pouvoirs publics pour la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avant que le président Nicolas Sarkozy n'annonce cette mesure début janvier. Cette demande figurait dans un livre blanc que le groupe a remis à l'Elysée quelques semaines avant l'annonce du président Sarkozy, rapporte, vendredi 7 mars, le quotidien Les Echos.
Le financement du service public "uniquement par des fonds publics" figure en quatrième position parmi les huit propositions du livre blanc de TF1, rapporte le quotidien. Citant en exemple le modèle britannique, le groupe de Martin Bouygues fait valloir que cette mesure "aurait le mérite d'assainir le marché publicitaire, soumis enfin aux seules lois de l'offre et de la demande". Aux yeux de TF1, les chaînes publiques opèrent "une ponction très significative sur le marché publicitaire" et "mènent une véritable politique de dumping, entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans", tirant l'ensemble du marché publicitaire vers le bas.
Le 8 janvier, jour de l'annonce de Nicolas Sarkozy, l'action de TF1, qui devrait être le principal bénéficiaire de cette mesure au regard de sa part de marché prépondérante, avait bondi de 9,47 %. "Très vite, la chaîne a cherché à corriger l'image d'un 'cadeau' qui lui serait ainsi fait par le président de la République", expliquent Les Echos. Le 27 février, le principal actionnaire de la chaîne, Martin Bouygues, avait ainsi assuré avoir "découvert" l'annonce présidentielle lors de sa conférence de presse."


Bientôt on en saura sûrement un peu plus sur ses accointances avec Bolloré.

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posted by Amine at 3:45 PM | 0 comments
Saturday, March 01, 2008
Aéroport Charles de Gaulle, escale de 3 heures ce soir, j'ai du temps à tuer, je le prends justement pour apprécier cette mini-rétrospective des années De Gaulle.
C'est avec plaisir que je tombe sur cet instantané de SM Hassan II avec le Général, entouré d'autres clichés avec Nehru, Houphouët Boigny, Churchill.
Si vous avez le temps justement, ou si vous avez raté votre vol, c'est à la jonction entre le 2E et le 2F.
Très belles photos, l'Histoire en majuscules.
Et c'est en repensant à la faconde soignée du Général, à celle de ses successeurs, que je me rends compte à quel point cela jure totalement avec les logorrhées du petit gnôme complexé actuellement hôte de l'Elysée, ce mal-élevé qui traite ses citoyens de cons.
Cela me fait penser à un autre roi, Juan Carlos, qui invectivait contre Hugo Chavez il y a quelque mois de son désormais célèbre "Porque no te callas". C'est ce que les conseillers de l'élysée pourraient dire de mieux au roi Nicolas. Quoique. Entre un Guaino à l'origine de tous ces discours qui fâchent, et une Mignon qui ne sait pas ce qu'est une secte, ce n'est pas gagné d'avance.

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posted by Amine at 10:22 PM | 1 comments
Devinez où? Petite photo volée en pleins Champs-Elysées (nº 93)!
Alors que l'augmentation du prix du mètre carré qui passe à la location de 4'000 à 10'000 euros par an amène nombre d'enseignes (Planète Hollywood, bientôt Mc Donalds) à quitter la "plus belle avenue du Monde", c'est assez étonnant de voir ce type de projets.
Acheter du bois de santal, des extraits d'Ambre ou de Musc dans un souk, certes, mais je reste sceptique quant aux formes de merchandising qui pourrait séduire les chalands des champs.

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posted by Amine at 1:33 PM | 3 comments
Thursday, January 24, 2008

C'est fin :-)

Une grande tristesse, mêlée d'inquiétude, a brusquement envahi l'hôtel Matignon. Pour la première fois, dans un sondage, François Fillon recueille plus d'opinions favorables (50 %) que Nicolas Sarkozy (47 %). Le premier ministre sait combien il est dangereux de dépasser en popularité le président de la République.
Selon des rumeurs non confirmées, le pauvre François Fillon a aussitôt réuni un comité de crise. L'équation est simple : sachant que la cote du chef de l'Etat n'a aucune chance de remonter dans les prochains jours, comment faire baisser celle du premier ministre ? Toutes les dispositions ont été envisagées, avec l'aide des services de l'Elysée, qui, pour une fois, étaient prêts à donner un coup de main.
Sans plus attendre, François Fillon a décidé de prendre quelques mesures d'urgence : organiser une soirée au Fouquet's, partir en vacances sur le yacht de Bolloré, augmenter son salaire, créer l'événement toutes les dix minutes et mettre en scène sa vie privée. Mais rien n'assure qu'il réussira : les graines que l'on sème mettent parfois du temps à pousser.
Robert Solé
Article paru dans l'édition du Monde du 22.01.08.

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posted by Amine at 6:27 AM | 0 comments
Thursday, January 10, 2008
* Le titre de ce poste est une paraphrase d’un couplet d’Amazigh Yassine, « L’intifada appelle le monde mais ça sonne occupé », tiré de « Charla Town », sixième titre de l’avant dernier album de Gnawa Diffusion.

En visite d'Etat en Israël ce mercredi 9 janvier, Georges Bush est à nouveau revenu sur l'Iran: ""Iran was a threat. Iran is a threat to world peace. Iran will be a threat". Double-neurones a parlé. Hugh!
En dépit des contre-rapports des services secrets américains divulgués il a maintenant un mois et mettant en exergue l'abandon de l'enrichissement d'Uranium à des fin non civiles par l'Iran, il est donc question de garder le joker de la peur prêt à être brandi. On ne change pas des méthodes qui marchent.
On assiste depuis un mois à une sorte de trêve des confiseurs: l'Oncle Sam et ses fauconneries va-t-en-guerre d'un côté, les Pasdarans de l'autre, semblaient se regarder depuis un mois en chiens de faïence. Pas de surenchères, pas de déclarations à l'emporte-pièce, non, calme plat.
Primaires américaines obligent me direz-vous? Certes.
Mais la trêve des confiseurs est finie, et la page des provocations s'est rouverte (détroit d'Ormuz hier)!

Je reste convaicu qu'une agression militaire de l'Iran par les Etats-Unis & Co aura lieu. Les raisons importent peu: qu'il s'agisse du péril atomique, de la sécurité de la région et d'Israël en particulier, de l'Iran vivier et transit de terroristes destabilisant l'Iraq, ses acquaintances avec Al Qaeda etc, toutes les raisons seront bonnes pour les têtes bien et mal faites de l'Administration Américaine, car c'est de l'intérêt géopolitique d'attaquer l'Iran qu'il s'agit.
Et il n'y a pas que la guerre salle qui est en marche. Le containment de l'ombre a commencé depuis un moment déjà. L'argent étant, c'est bien connu, le nerf de la guerre, les États-Unis et leurs partenaires sont intervenus auprès des grands établissements bancaires internationaux pour leur demander, en substance, de se porter « garants » de leurs clients iraniens. Comme c'est impossible, l'Iran est tout bonnement en train d'être écarté des circuits financiers internationaux. C'est ainsi que Téhéran a été exclu en septembre du système de transactions interbancaires Swift. Ça ne se voit pas, mais ça fait mal à une économie. Très mal.

Vient la question du reste du monde. L'Irak fut un fiasco, un mensonge éhonté, et pourtant les Alliés ont suivi. Quid de l'Iran?
Je m'interroge alors sur la position bien particulière de la France dans cette affaire.
Petite réflexion personnelle sur le sujet.
Jacques Chirac était certes critiquable à bien des égards, il reste sans conteste le meilleur ambassadeur que la France a eu au cours des 50 dernières années, au sens qu’il su faire briller la position internationale de Paris mieux que quiconque depuis l’affirmation de cette dernière par le Général De Gaulle en 1958, une position Bismarckienne que Hubert Védrine qualifiait judicieusement de « consensus gaulliste-socialiste ».
Nicolas Sarkozy, adepte des ruptures s’il en est, a tout simplement mis fin à cette singularité pour définir la nouvelle ligne directrice, atlantiste, du quai d’Orsay. Le 27 Août dernier, lors de la Conférence des ambassadeurs de France, il a affirmé sans détours son alignement sur les positions les plus dures des néoconservateurs américains. Le premier des trois défis du XXIème siècle est selon Nicolas Sarkozy, « une confrontation entre l’Islam et l’Occident ». Ni plus ni moins. On aurait cru entendre George Bush lui-même s’exprimer sur le perron de la Maison Blanche. S’agissant du conflit israélo-palestinien, la mollesse insipide des généralités avancées par le Président Français n’a laissé transpiré qu’une précision, de taille, qu’il a pris soin de bien placer pour se démarquer de son prédécesseur : « J’ai la réputation d’être l’ami d’Israël et c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. ». C’est bien. Mais qu’en est-il de la sécurité des palestiniens ? Silence de rigueur. Et ses déclarations récentes lors de sa visite en Egypte ou en Jordanie sur le conflit israëlo-palestinien n'auront rasséréné personne.
Désormais, en matière de politique étrangère, il ne faudra donc pas être surpris à voir que les discours de Nicolas Sarkozy, écrits par son scribe exclusif Henri Guaino, soient bien similaires aux papiers que Karl Rove rédigeait autrefois pour le bureau ovale.
Qu’en est-il donc de la question iranienne pour la France ?
En novembre 2006 déjà, Bernard Kouchner publiait
« Diplomatie française, une affaire intérieure ? » dans la revue Politique Internationale, et écrivait sans ambages « Sans conscience partagée des enjeux iraniens, comment espérons-nous légitimer une nécessaire réaction de défense ? Il a fallu des années d'images de Sarajevo, pourtant située sur notre continent, pour que l'opinion publique française approuve le principe d'envoi de troupes dans les Balkans ! Comment crédibiliser la négociation si nous ne sommes pas capables, un jour, d'intervenir aux côtés de nos alliés à Téhéran ? ». Merci Bernard.
Revenons en 2007.
Le 26 avril, alors en campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy déclarait aux médias « ne pas pouvoir envisager que les Etats-Unis commettent l'erreur d'intervenir militairement en Iran ». La campagne est passée, il est président omnipuissant, et puisqu’il fut déclaré sans détours lors de la Conférence des ambassadeurs suscitée que « l'Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable », il faut donc en déduire qu’un bombardement de l’Iran fait bien partie désormais du commun des possibles.
En conférence de presse lors de sa visite d’Etat aux Etats-Unis au début de l'Automne, Nicolas Sarkozy conclut une de ses réponses relatives à l’Iran par un « Le dialogue, on le maintiendra jusqu’à la dernière seconde ». Abus de langage ou langage d'abus? Tiens bon. C’est ce que répétait à l’envi Tony Blair sur l’Irak avant son invasion. « Dernière »… la dernière seconde avant quoi ?
Jacques Chirac avait opposé le véto de la France à l’invasion de l’Irak. Il est bien évident que rien de similaire ne se fera concernant l’Iran. S’il est besoin un jour d’une légitimité de bombardement avalisée par les Nations Unies, la France y souscrira sans ciller.


Oui, c'est tristement vrai. La raison appelle le monde, mais ça sonne occupé.

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posted by Amine at 2:19 AM | 3 comments
Sunday, October 07, 2007
A force de ressasser la même chose chaque jour, on finit, c’est un procédé communicationnel connu, par la banaliser.
Les génocides du Rwanda, les explosions quotidiennes en Irak, les missiles de Tsahal sur des civils, les kamikazes palestiniens, les réfugiés du Darfour, toutes ces âmes qui se rendent malgré elles, tristement, n’émeuvent plus. Car les mass media les ont intégré à un moment ou à un autre dans le « quotidien », insidieusement, au point de ne plus s’en surprendre.
Un jour un homme a parlé haut et fort en France d’eugénisme migratoire, sans y mettre le mot. Figure de style subtile, importation sous l’angle de l’Affirmative, est née alors la notion d’immigration choisie. Politiquement incorrect ? En soi c’était choquant. Cela ne l’est plus. C’est désormais correct. Banalement admis. On a donc le droit de choisir son immigration, non pas sur la base du nombre, facteur acceptable de la capacité d’une nation à s’enrichir humainement sans s’appauvrir de sa substance, mais sur la qualité.
On sépare donc le bon grain de l’ivraie. Toi bon immigré, toi l’autre, pas bon, dehors, rideau.
Puis pour être sûr désormais que le grain est vraiment bon, on propose de le passer sous le filtre de la génétique.

Dis petit enfant, es-tu vraiment affilié à celui qui veut te rapatrier chez nous ? Es-tu bien sûr ? On va faire un jeu, tu vas passer le test de l’ADN. Rapatriement familial. Car on n’est pas sûr qu’avant de t’offrir une nouvelle patrie, tu aies appartenu à une autre avant.
Apatride par défaut ? La présomption de patrie, non cela ce n’est pas envisageable, car dans ton pays le recensement civil n’est pas très sensé.
Oui le Président tient ses promesses. Il a promis la rupture. Il a rompu. Avec la tradition séculaire de la France terre d’accueil, d’asile, ou tout au moins, terre d’humanisme.
L’adoption du projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration a sonné le glas (à moins que la commission mixte paritaire n’en décide autrement le 16 octobre), le recours aux tests ADN, reformulé, est donc maintenu.
Au Conseil Constitutionnel de trancher désormais.
On ne peut être le fils par alliance, la fille par adoption, l’enfant recueilli, le demi-frère d’un enfant de parents dont le lien biologique n’est pas prouvé.
La France ne peut accueillir toute la misère du monde, c’est vrai, mais le reste du monde, celui qui souffre, ce ne sont pas les restes, ce ne sont pas des misérables.
La nouvelle loi insulte et obère le maintien de la foi en des valeurs humanistes françaises. Elle est chargée de haine. Incompatible avec les lois de la bioéthique qui n’autorisent le recours à l’ADN que dans des fins judiciaires ou médicales.
Oui haineuse, fondamentalement haineuse.

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posted by Amine at 5:13 AM | 1 comments