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- Le Hezbollah est qualifié d'organisation terroriste par cette chimère communément appelée "l'opinion internationale" alors que ce n'est strictement pas le cas, n'en déplaise à beaucoup. Pas besoin de vous énerver, ni d'écarquiller les yeux, non, j'insiste, le Hezbollah n'est pas une organisation terroriste (si vous lisez ceci c'est que vous n'avez pas encore zappé cet article, dont on va continuer à lire la suite ensemble ok?). Remettons les points sur les ·i· : c’est une mouvance de résistance fondée (sur financement principalement Iranien) en juin 1982 en réponse à l’invasion du Liban par Israël. Les Etats-Unis et Israël (au passage le Canada aussi mais je me suis toujours demandé pourquoi ce pays s’était réveillé de son habituelle léthargie diplomatique sur la scène internationale pour prendre position sur ce sujet…) considèrent qu’il s’agit d’un mouvement terroriste. La Russie, pas du tout. Important de le souligner. Or, et je fais court, suite à l’invasion du Liban (une nouvelle fois, mais c’est normal, Israël adore envahir), le Hezbollah a su mettre en échec Tsahal, gagner encore plus en force de « résistance » versus « groupe terroriste ».
- Ce changement de fond de la perception du Hezbollah comme organe de défense face à l’oppresseur, a démultiplié son champ de sympathisants. Désormais, ce ne sont pas les seuls chiites qui clament « vive Nasrallah », mais les chrétiens eux-mêmes. Nasrallah, nouveau chantre du patriotisme libanais ? Pas pour tout le monde, pas pour une majorité votante, il semblerait que oui.
- Et que feraient les « démocrates » si le vote démocratique voit émerger le Hezbollah en première force politique ? Invalidation de principe comme lors de la victoire du Hamas ? la démocratie quand cela nous sied, le despotisme quand cela nous sert ? une démocratie à deux vitesses sous couvert de « lutte contre le terrorisme » ?
- Israël a entamé à ce sujet sa guéguerre médiatique depuis un bon moment, mettant sur le dos du Hezbollah l’assassinant de Hariri. Tout est possible, mais sur un sujet aussi grave (où tout le monde pointe plutôt du doigt la Syrie), il faut des preuves vraiment solides, surtout à la veille d’élections législatives, sinon ça fait vite un flop !
- Rajoutez à cela un Michel Aoun (qui m'horripile… pour rester poli) qui pactise avec le Hezbollah, cela va nous donner un cocktail assez explosif.
Juin donc, les urnes parleront, les futés déblatéreront, et ça sentira encore le souffre.
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Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.Labels: Politics
Tsahal,Tsahal, Tsahal, encore et toujours Tsahal.Labels: Politics
Paris (dpa) - French President Nicolas Sarkozy convinced Russian Prime Minister Vladimir Putin not to attack the Georgian capital Tbilisi and overthrow Georgian President Mikheil Saakashvili this summer, the weekly Le Nouvel Observateur reported on Thursday. Citing Sarkozy's foreign policy advisor, Jean-David Levitte, the
N'est-ce pas John McCain qui rejetait férocement l'idée de s'asseoir avec un dictateur? Idée reprise et répétée à l'envi par son bison futé Palin? "Démago, mère des vertus"?"Váyanse al carajo yanquis de mierda (...). Ya basta de tanta mierda de ustedes, yanquis de mierda." (Allez vous faire foutre yankees de merde (...) c'en est assez de votre merde, yankees de merde). Hugo Chavez dixit. Dinstingué, n'est-il pas? :-). C'était hier soir, à Carabobo.
Reprenons le fil. Evo Morales, Président Bolivien, et premier président "indigène" (j'abhorre ce terme) de l'histoire bolivienne déclare l'ambassadeur US Philip Golberg "Persona non grata" et l'expulse de son pays, arguant lors d'un discours prononcé mercredi (10.09.08) au palais présidentiel de La Paz que ce dernier "conspire contre la démocratie et veut l'éclatement de la Bolivie". Pas belle la crise diplomatique? Réponses logique de l'Oncle Sam: Washington ordonne le départ de l'ambassadeur bolivien Gustavo Guzmán.
En veux-tu en voilà, ça n'a pas tardé, Chavez s'est dit qu'il allait faire pareil et a tout bonnement intimé l'ordre à l'ambasadeur américain au Vénézuela, Patrick Duddy (pas Duffy, rien à voir avec Bobby Ewing), de quitter Caracas sous 72 heures. Elle n'est pas belle la vie?
Je dois l'avouer. J'ai toujours eu une sympathie pour Chavez. Si si. Bon, d'accord, pas pour ses idées révolutionnaires, pas pour ses idées réchauffées de guévarime désué (sachant que derrière, sa famille s'enrichit outrageusement usant de passe-droits en tous genres). Mais j'ai une profonde sympathie pour le personnage: toupet, courage (il en faut), impétuosité, et plus que tout, des qualités d'orateur déjanté, tout cela en fait un trublion attachant. N'est-ce pas coloré de l'écouter traiter Bush d'ignorant, et d'âne inculte? Ou de traiter l'Oncle Sam de diable en pleine assemblée générale des Nations Unies? (au passage, quand on écoute W parler de Chavez, on se demande si ce dernier a tort). Très coloré aussi de le voir se faire rabattre le caquet par Zapatero!
Hugo Chavez est aujourd'hui tout un symbole. Car au moment où la social démocratie vit des échecs cuisants en Europe, Chavez s'affirme, ou le tente du moins, comme le héraut du renouveau du mythe dogmatique d'une Gauche mondiale unifiée permettant l'émancipation des peuples dans des alternatives au néolibéralisme.
En a-t-il la légitimité? Son bilan peut abonder en ce sens. Il a mis en place une nouvelle consitution vénézuelienne garantissant l'implication populaire dans le changement social. Il a permis à presque 5 millions de marginalisés dépourvus de documents d'identités (dont des "indigènes") de retrouver une dignité. Il a nationalisé Petróleos de Venezuela. Pareil pour les compagnies d'Electricité et de Communication numéro un du pays (au passage, il fait de cette dernière un outil de propagande digne de de l'ex-bloc Communiste de l'Est).
Est-il crédible dans ses arguments? Il est clair que non. Mais ce soint ses détracteurs qui le crédibilisent. Tentatives répétées de coups d'Etat et d'assassinat, campagnes de dénigrement et de diffamation à l'international fomentées par la la National Endowment for Democracy (financée par Washington), tout cela participe à en faire un ennemi du néolibéralisme.
Jusqu'à quand ce petit jeu continuera-t-il? L'Oncle Sam pourrait-il faire un bis repetitas des exactions de Kissinger en Amérique latine en se débarassant manu militari de Chavez? Autre époque, autres hommes, mais qui sait? Noriega en a bien payé le prix avec Bush père. Et il n'était rien comparé à Chavez.
Sur ces réflexions à deux centimes, je vous laisse sourire sur le discours d'hier de notre ténor latino. Moi, j'adore! :-)
"Esta epopeya que tenemos delantela van a escribir las masas hambrientas de indios,de campesinos sin tierra, de obreros explotados;la van a escribir las masas progresistas,los intelectuales honestos y brillantesque tanto abundan en nuestrassufridas tierras de América Latina.
Epopeya que llevarán adelante nuestros pueblosmaltratados y despreciados por el imperialismo,nuestros pueblos desconocidos hasta hoy,que ya empiezan a quitarle el sueño.
La hora de su reivindicación,la hora que ella misma se ha elegido,la vienen señalando con precisión tambiénde un extremo a otro del Continente.
Ahora esta masa anónima,esta América de color, sombría, taciturna,que canta en todo el Continente con una misma tristeza y desengaño,ahora esta masa es la que empieza a entrar definitivamente en su propia historia,la empieza a escribir con su sangre,la empieza a sufrir y a morir
Porque ahora por los camposy las montañas de América,por las faldas de sus sierras,por sus llanuras y sus selvas,en las costas de los grandes océanos y ríos,se empieza a estremecereste mundo lleno de corazonescon los puños calientes dedeseos de morir por lo suyo,de conquistar sus derechoscasi quinientos años burladospor unos y por otros.[...]
Bestias fueron las hordas hitleristas,como bestias son los paracaidistas belgas,como bestias son los norteamericanos hoy. [...]
Ahora sí la historia tendráque contar con los pobres de América,que ahora despiertan del largo sueño embrutecedor a que los sometieron."
Non, ce n'est pas moi qui fait cette association.Labels: Politics
Bien amusante analyse du New York Times qui rebondit sur différents articles publiés dans l'hexagone sur l'obsession des français pour Nicolas Sarkozy, dont une livraison très originale du psychiatre Serge Hafez.